CONFERENCE DE PRESSE
ECONOMIQUE
12
janvier 2012
Mesdames,
Messieurs,
Je vous remercie de votre présence à
cette conférence de presse sur le
chiffrage de mon projet pour la France,
et le plan de désendettement que je
propose pour notre pays. Chiffrage et
plan de désendettement sont bien sûr
intimement liés, parce qu’ils dessinent
ensemble un chemin de redressement
des finances publiques et de la dette
française, en piteux état après 30 ans de
cogestion UMP/PS.
Permettez-moi d’abord de revenir sur la
raison d’être de ce rendez-vous.
Vous le savez, j’ai, dès le mois d’avril
2011, présenté les grandes lignes de mon
projet économique de redressement
national, suivi de plusieurs conférences de
presse thématiques, relativement à la
question du partage des profits, du
pouvoir d’achat, du protectionnisme et de
la crise de l’euro.
Le 19 novembre 2011, je dévoilais mon projet présidentiel, en ligne depuis sur
mon site de campagne www.marinelepen2012.fr : 5 grandes
rubriques et plus de 30
thèmes explicitant en détail mon analyse
et mes propositions.
Logiquement aujourd’hui, après le vote de
la loi de finances pour 2012
intervenue en décembre dernier,
j’enchaîne avec le chiffrage de ce projet,
nécessairement lié au plan de
désendettement qui l’accompagne.
Thibault de la Tocnaye et Jean-Richard
Sulzer, qui ont animé la cellule
spécialement dédiée à ces
questions, présenteront avec moi les détails de ce
chiffrage et du plan de désendettement.
Je reviendrai également sur la mesure que
j’ai récemment annoncée, à savoir le
financement d’une augmentation de 200
euros nets des petits salaires. La
question des salaires est
fondamentale : les salaires sont trop bas en France. Il
faut sortir de la spirale infernale des
petits revenus, et je propose dans le cadre
de mon projet de protection des intérêts
français, une piste d’action immédiate
et concrète.
Je rappelais les différentes étapes qui nous ont menés à ce rendez-vous
aujourd’hui. Les Français voient alors l’écart abyssal entre ma
candidature et le
vent, en face, le flou des autres. Quand
les autres grands candidats en sont
encore à l’incantation, à l’alignement de
formules électoralistes ou de
mesurettes défraichies, souvent
contredites à peine énoncées, je trace mon
sillon, je propose à la France, en toute
transparence, un projet complet,
cohérent, fourni.
Quand les autres alignent les slogans publicitaires aussi vides
que creux, je
propose un cap et j’explique comment y
arriver.
Quand les autres entretiennent
volontairement l’opacité, je suis dans le
concret mais surtout dans la transparence
la plus totale.
A la différence des autres, je ne cherche
pas à séduire mais à convaincre.
Avec 2012, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la campagne,
d’accélération de cette campagne. Nous
sommes entrés dans la phase des
projets et du concret. Les Français
n’accepteront plus l’opacité, ils
voudront des
réponses concrètes. Ils exigent
légitimement un débat « projet contre projet ».
Et bien moi j’y suis prête. Parfaitement prête, et depuis des semaines.
Ils sont les candidats du flou, je suis
la candidate du projet. Pour le moment,
quand je débats avec les autres grands
candidats, c’est projet contre néant,
projet contre incantation.
Parce que je respecte la démocratie et
les Français : je ne leur fais pas, moi,
l’insulte de tenter de les manipuler par
des slogans de campagne qui cachent
un vide abyssal. Je ne leur fais pas
l’insulte de tenter de leur vendre un
semblant de projet quelques semaines
avant le 1 er tour de l’élection. Je
souhaite que les Français aient le temps
de débattre, de réfléchir, de comparer,
de jauger pour juger puis choisir. Je
respecte leur intelligence individuelle et
collective.
Tenter de les prendre au dépourvu est en
même temps un manque de respect et un manque de loyauté.
Ces précisions essentielles posées,
j’insisterai sur quatre points :
1.
En premier
lieu, un chiffrage de projet ce ne sont pas que des chiffres, ce
ne sont surtout
pas que des chiffres. Des chiffres pour des chiffres, cela n’a pas
de sens. Un
chiffrage de projet présidentiel, ce sont d’abord des priorités
politiques.
Alors, oui, je le dis : concernant
certains postes budgétaires j’assume une
augmentation raisonnable des dépenses sur
le quinquennat, parce qu’ils
traduisent à nos yeux une priorité
politique essentielle. Ce sont des politiques
utiles, justes, ce que j’appelle la
bonne dépense publique, qu’il faut stimuler
pour assurer le redressement rapide de
notre pays.
Parmi ces priorités revendiquées, voici 5
exemples importants :
- La Justice, dont le budget aura
été revalorisé au total sur 5 ans de 8,5
milliards
d’euros si je suis élue. Notre Justice est dans un état lamentable, sous-
financée par
rapport à nos grands voisins européens, les peines ne sont que
rarement
exécutées, il manque 40 000 places de prison : j’en ferai donc une
priorité.
- La sécurité, dont le budget sera
revalorisé sur 5 ans, ce qui permettra de
mettre
fin au saccage actuel des forces de l’ordre, - 3000 policiers et
gendarmes chaque année depuis 2007, à la
fermeture déraisonnable de
commissariats et de gendarmeries, pour
assurer enfin la sécurité aux
Français et faire des économies.
Je
vous le rappelle en effet : l’insécurité coûte très cher à la collectivité
nationale.
Le rapport Bichot avait chiffré en 2009 le coût de l’insécurité à
115
milliards d’euros par an, la presse s’en était largement fait l’écho. Je
compte
grâce aux réformes volontaristes que je mettrai en œuvre pour la
sécurité
des Français économiser sur ce coût 6,4 milliards d’euros en 5 ans.
Soit,
au total, un coût supplémentaire net de 1,2 milliard sur 5 ans.
- 3 ème exemple de poste
important, la santé et le handicap, sur lesquels on
ne doit pas
laisser l’écart continuer de se creuser entre ceux qui ont les
moyens
d’accéder aux soins ou aux structures spécialisés et les autres, les
misérables, qui
doivent, faute d’argent, renoncer à se soigner. C’est
inadmissible.
Sur 5 ans, je prévois 15,3 milliards d’euros de dépenses
supplémentaires,
en misant sur la proximité des soins notamment en zone
rurale, la
lutte contre Parkinson et Alzheimer et la revalorisation de
l’allocation
adulte handicapé (AAH) , qui en a urgemment besoin.
- 4 ème exemple de poste clé : le pouvoir
d’achat des Français, en
berne et très
durement attaqué par le pouvoir sarkozyste.
- Enfin, 5 ème exemple :
le soutien assuré et volontaire aux PME/PMI :
Les PME/PMI sont
aujourd’hui en très grandes difficultés alors même que l’on sait qu’une
croissance de l’emploi passera par le développement des PME/PMI confrontées
aujourd’hui à une grave crise de financement.
Ainsi au-delà d’un
IS progressif qui permettra d’alléger l’impôt sur les petites entreprises, dans
le cadre de la nécessaire participation à l’effort national d’aide aux PME-PMI
et du plan de planification de réindustrialisation, les 50 plus fortes
capitalisations boursières, fleurons des entreprises françaises, devront
affecter 15 % de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation.
Cette affectation annuelle du résultat sera sans incidence sur leur
rentabilité. Ces sommes seront mises à disposition de fonds d’investissement
stratégiques pendant une durée de 5 ans et seront restituées au terme de cette
période.
Voilà enfin de quoi
répondre à l’inquiétude des PME/PMI et leur assurer ainsi qu’à leurs salariés
un avenir de développement.
2.
La
priorité du pouvoir d’achat est le deuxième point sur lequel je souhaite en
effet insister aujourd’hui : je l’ai annoncé, nous créerons très
rapidement
après l’élection une exonération de 200 euros sur les charges
sociales pour
tous les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC, soit environ 1500
euros nets par
mois, ce qui signifiera une hausse immédiate de 200 euros des
salaires
concernés. Cette revalorisation des petits salaires, urgente vu la
gravité de la
situation du pouvoir d’achat de nos compatriotes, sera plus que
financée par la
création d’une Contribution sociale sur l’importation, d’un
montant de 3%,
sur l’ensemble des biens et des services importés chaque
année en France
de l’étranger.
Cette mesure
sera infiniment plus juste et efficace que la TVA sociale, que j’ai baptisée
TVA patronale, parce qu’elle ne portera pas sur les productions en France, ce
qui dynamisera les productions françaises, et parce qu’elle sera caractérisée
par une hausse immédiate des petits revenus, une hausse certaine, et non
hautement hypothétique comme c’est le cas avec la TVA patronale qui prévoit une
baisse des cotisations patronales et
plombera durablement le pouvoir d’achat en augmentant la TVA de 15 à 20
%.
Ils font des cadeaux aux grands groupes et agressent le pouvoir d’achat des
Français, nous préférons dynamiser la production nationale et augmenter les
salaires.
3.
S’il y a
des postes budgétaires sur lesquels je mettrai l’accent parce que ce sont des
priorités politiques, il y en a d’autres où je réaliserai des économies,
sur toute cette mauvaise dépense publique qui aujourd’hui prospère.
Ainsi, voici 3 exemples :
- L’immigration, que nous allons
ramener de 200 000 à 10 000 par an en ce qui concerne l’immigration
légale sur le mandat, dont nous allons drastiquement réduire les coûts parce
qu’elle pèse sur la communauté nationale, parce qu’elle est utilisée par le
grand patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires. Le gain sur 5
ans a été chiffré à 40,8 milliards d’euros.
- L’Union européenne sera un autre
poste important d’économies. Progressivement, la France ramènera à zéro sa
contribution nette au budget de l’Union européenne. En parallèle nous rendrons
l’Europe plus concrète en dynamisant les grands projets utiles aux gens. Gain
sur 5 ans : 11,7 milliards d’euros. J’ajoute, au-delà de ça, que la fin de
l’expérience désastreuse de l’euro permettra aussi de mettre fin aux coûteux
plans de renflouement à répétition des pays victimes de l’euro tout en
stimulant une économie étouffée depuis 10 ans par la monnaie unique, la monnaie
des banques.
- La lutte contre les fraudes fiscale et
sociale sera un autre poste important d’économies, parce qu’il manque
aujourd’hui une volonté politique pour aborder de front ce grave problème,
cette source croissante de dépenses et d’injustices. Il faudra notamment lutter
contre les fraudes à la sécurité sociale et à la TVA. Le gain sera de 25,2
milliards d’euros sur 5 ans pour la fraude sociale et de 42,1 milliards d’euros
sur 5 ans en ce qui concerne la fraude fiscale.
4.
Un
chiffrage sert aussi un message politique parce qu’il permet de déterminer des
hypothèses de croissance du PIB.
En ce domaine, le gouvernement comme le PS ont trop souvent berné les Français,
pêchant volontairement par un optimisme aussi trompeur qu’irresponsable. Le
gouvernement a ainsi, vous le savez, présenté un projet de loi de finances pour
2012 fondé sur une hypothèse de croissance de 1,25%, alors que les
économistes tablent plutôt sur 0 ou 0,4% au mieux. Si ce n’est une récession...
Nous le disions déjà à l’époque.
Nous avons donc fait le choix
d’hypothèses de croissance réalistes sur le quinquennat, parce qu’il faut être
responsables, et que nous le sommes, peut-être seuls. En même temps, notre
projet de redressement dynamisera considérablement l’activité en permettant la
réindustrialisation de la France. Nous avons enfin l’occasion de rompre avec le
sur-place et la récession.
Ainsi, nous tablons sur une croissance économique de 0% en 2012,
0,5% en 2013,
1% en 2014,
1,7% en 2015,
2,4% en 2016
Et 2,8% en 2017. C’est sur ces hypothèses
que notre projet est bâti.
PRESENTATION CHIFFRAGE DU PROJET PAR
THIBAUT DE LA TOCNAYE
II/ Le plan
de désendettement 2013 de la France
Si l’avertissement pour contenir
l'endettement de la France lancé le 5 janvier dernier par le Premier Président de la Cour des comptes
Monsieur Didier Migaud n’a pas été entendu par le gouvernement qui s’est déjà
disqualifié pour résoudre la crise; moi je ne me contenterai pas, comme l’UMPS
ou le Modem, d’annoncer une simple réduction des déficits publics ou l’adoption
d’une pseudo « règle d’or budgétaire» qui sera reniée aussi vite que
le fut le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC), mais mon ambition est
d’aller jusqu’à désendetter la France.
La dette publique de la France
est passée de 21% du
PIB en 1974 à plus de 86 % du PIB à ce jour. Mais, le
quinquennat 2007-2012 du «Président de la dette » inféodé aux marchés
financiers mondiaux aura marqué un record historique de surendettement public
avec un accroissement de plus de 500 milliards d’euros soit + 47%, avant même
l’effet de la crise. Fin 2004, la dette publique de la France atteignait 1000
milliards d’euros alors même que Nicolas Sarkozy était Ministre de l’économie
et des finances; A fin 2011, elle dépasse les 1700 milliards d’euros, soit 70%
de hausse entre 2004 et 2011 (700 Mds € en 7 ans à comparer aux 1000
milliards d’euros sur les 30 années précédentes).
Fin
2012, elle devrait être supérieure à 1800 milliards d’euros sans compter la
charge d’intérêts de la dette s’élevant à 60 000 € environ par ménage. Le ratio
dette/PIB s’approche dangereusement du seuil fatidique des 90 % au-delà duquel le poids de
la dette devient insoutenable. Cette spirale infernale à progression exponentielle, rend le
gonflement de la dette incontrôlable.
Pour mieux vous
faire visualiser l’importance du problème, imaginez cette dette en coupures de
100 euros, elle représenterait environ l'équivalent du volume de l'Arc de Triomphe.
Par ailleurs, j’attire votre
attention sur la notion de la « charge de la dette » qui absorbe
chaque année 80% de l’impôt sur le revenu
et est en passe de devenir le premier poste de dépenses du budget de l’Etat.
Sur
la période 1973-2011, la collectivité aura versé à nos créanciers plus de 1 400 Mds € (constants) d'intérêts financiers cumulés
(125 millions d’€ d’intérêts / jour), pour un niveau de dette publique de 1700 Mds €, ce qui donne un solde net
d’environ 300 Mds € (constants) de dette seulement, soit 15 % du PIB. Cela change toute la donne économique
!
Les premiers
symptômes négatifs de la crise du surendettement structurel sont déjà
visibles :
-
Au moins 24 nouvelles taxes auront été créées entre 2007
et 2012.
-
2
plans de rigueur ont été adoptés en 2011pour un montant prévisionnel de 18
Mds € pour
2012
-
Le 18 10 2011: l'agence Moody's a indiqué
qu'elle plaçait la France sous
"surveillance négative"
-
Le
7 12 2011: l'agence Standard &
Poor's (S&P) a mis l’ensemble des pays AAA de la zone euro sous
« surveillance négative », menaçant de baisser en particulier la note
de la France de deux crans.
-
Le
16 12 2011: l'agence Fitch abaisse aussi de "stable" à
"négative" la perspective de la note française à long terme.
-
Le
CDS français à 5 ans (prime d’assurance contre le risque de défaut) début 2012 a un niveau fort
de 240 points, ce qui équivaut
financièrement à une note triple B
Résigné
à la perte quasi inéluctable de sa note "triple A", le gouvernement
prépare les Français à cette nouvelle, même s'il assure à qui veut l'entendre,
qu'il n'y aura pas de troisième plan de rigueur avant la présidentielle.
Un tel événement propulserait immédiatement les taux d’intérêts nominaux
au seuil fatal des 6 %, mais
surtout enraierait l’usine à gaz du dispositif de financement du Fonds Européen de
stabilité Financière (FESF) qui repose sur les garanties allemande et française.
Les prochaines levées de fonds de l'Etat français seront manifestement
difficiles, de surcroit dans un marché obligataire européen saturé d’emprunts
douteux en provenance des plans de « renflouement de l’euro », dont
le seul but est d’acheter du temps jusqu’aux élections.
Trois facteurs sont à l’origine de l’augmentation de
la dette publique de la France :
- la forte baisse des recettes fiscales
avec les cadeaux fiscaux successifs aux entreprises et aux contribuables les
plus riches ;
- l’interdiction que les gouvernements se
sont imposés de faire financer les déficits publics par la banque centrale ;
- les variations des taux d’intérêt.
Cette dette « himalayenne » cumulée depuis près de 40
ans sert d'alibi aux plans de rigueur, à la casse des services publics et des
prestations sociales. Elle est l’héritage de la gestion calamiteuse des
finances publiques des gouvernements et présidents successifs, qui a
conduit notre nation à une
situation de banqueroute virtuelle. Cet échec flagrant classe ces politiciens
dans le camp des « disqualifiés » et/ou des incompétents !
Je pose la question, dans leur modèle économique ultralibéral, comment et quand les partis
du système qui depuis 1975 n’ont jamais procédé au moindre remboursement net du
capital-dette, vont-ils pouvoir demain résorber la dette publique française,
sans anéantir notre protection sociale ?
En terme macro-économique, si l’on fait une analyse prospective
globale de la cinématique de cette hémorragie budgétaire permanente, on peut anticiper (sur
la courbe rose page 3) que leur déficit zéro devrait être atteint en 2025 au mieux et que parallèlement
leur dette (sur la courbe bleu page 4) va par l’effet d’anatocisme des intérêts (c’est
l’inertie des besoins d’emprunt ou communément l’effet « boule de
neige »),
continuer à s’accroitre dangereusement jusqu’à son niveau d’étiage de 3121 Milliards d’€ soit 1400 Milliards d’€ courants de dette
supplémentaire sur la période 2012-2025.
Il en ressort que :
* A l’horizon 2025- notre modèle
: Résorption
de 50 %
du
capital-dette 2012 (soit 30 % environ du PIB)
* A l’horizon 2110- modèle
UMP/PS: Résorption
de 50 %
du
capital-dette 2012, mais la grande différence dans 1 siècle, avec un pic de dette à 3120
Mds € en 2025
(sur base de remboursement moyen de 30 Mds d’€ / an courants) et surtout au prix de lourds
sacrifices sociaux.
C’est la preuve par trois que
le « mur de la dette » dénonçé par Philippe Séguin il y a vingt ans, est une
réalité incontournable aujourd’hui dans leur système keynésien de
surendettement.
Pour y échapper Messieurs
Sarkozy et Hollande agitent le chiffon de la « discipline
budgétaire » par de fausses promesses électoralistes de réduction des
déficits publics (Règle d’or ou pas,…) par soumission au dogme allemand et au diktat
d’une Union Européenne qui rêve maintenant d’un fédéralisme total.
Ils promettent même de ramener le déficit public de 5,7% du PIB en 2011 à un retour au déficit
zéro en 2016 pour l’UMP ou 2017 pour Hollande.
Nous allons voir que c’est arithmétiquement impossible, sauf à
appliquer une politique d’austérité digne d’une sortie de guerre, qui désintègrera la protection sociale (Retraite,
Santé, chômage…) ainsi que les services publics,
jusqu’à causer des émeutes dans les classes populaires et moyennes, façon
Athènes ou Madrid.
Monsieur Fillon a déclaré le 7
novembre 2011: « il faut économiser 100 Milliards d’€ pour arriver à zéro déficit d'ici 2016 » et
Monsieur Attali parle lui de 90 Milliards d’€ dans 3 ans pour atteindre l’équilibre,
sans préciser toutefois si ce montant est annuel ou pas.
Chacun
selon leur doctrine respective agira sur le ratio dette/PIB; l’UMP jouera sur
la réduction des dépenses et le PS sur la hausse des impôts, mais dans les 2
politiques le dénominateur commun sera le plan de rigueur.
Si
je ne suis pas élue, attendez-vous alors à une loi de finances rectificative
dès juin 2012, pour
imposer des plans de rigueur draconiens, qu’ils vous cacheront soigneusement
durant la campagne.
Lorsque l’on constate la
situation de délabrement actuel du secteur public (santé, police, justice,
armée,..) ne serait-ce
qu’avec 9 Milliards d’€
économisés par la loi de RGPP* sur le premier budget triennal 2009-2011, je vous laisse imaginer l’état de
décomposition des administrations publiques et des régimes de protection
sociale, si des plans de rigueur annuels de 100 Milliards d’€ étaient
appliqués.
Examinons maintenant plus
précisément, les 2 cas de figure possibles dans le modèle économique UMP /PS :
1 ER CAS : Réduction du déficit public sans
désendettement
2eme CAS : Résorption de la dette publique
Pour vous présenter cette
modélisation, je laisse la parole au Professeur Sulzer !
1 er cas : Réduction du déficit public sans
désendettement :
- En 2017: Retour à l’équilibre
budgétaire avec 1943 Mds € de dette publique mais au
prix d’un saccage social, contre 1963 Mds € constants de dette dans notre modèle économique.
- Horizon 2030: Dette publique 2764 Mds € (115
% de leur PIB)
avec progression constante de la dette publique qui par en effet « boule
de neige » devient PERPETUELLE, contre 93 Mds € constants de dette dans notre
modèle économique
Vous pouvez constater dans la colonne 4 charge de la dette, une
envolée spectaculaire de 20 Milliards d’€ par rapport à 2011, suite à la perte du triple A dès 2012 et par
un effet de volume sur le capital-dette.
Le chiffre prévisionnel de cumul
des plans de rigueur dans la LdF 2012 est de 18 Milliards d’€; en réalité il faudrait 23 Milliards d’€ pour atteindre les 4,5 % de PIB de
déficit public 2012 et 120 Milliards d’€ de plan
de rigueur en 2016 pour réaliser l’objectif du gouvernement
Sarkozy d’un déficit zéro.
(*)Révision Générale des
Politiques Publiques
A l’inverse, ils auraient besoin
d’un taux de croissance de l'ordre de 7% / an durant au moins une décennie pour
générer des recettes fiscales et résorber leur déficit. Une croissance que nous n’avons jamais connue. L'arithmétique est implacable, ce
qui était déjà difficile avec une croissance molle espérée autour de 2% en
2011, relève de l’impossible avec cette hypothèse de 7%.
Résumé du 1 er
cas :
C’est un saccage social
à court terme et un défaut de l’Etat à long terme !
2 eme cas : Résorption de la dette publique
C’est le cas de figure le plus
vraisemblable !
- Horizon 2025: Retour à l’équilibre
budgétaire mais 3116 Milliards d’€ de dette publique (130
% de 2400 Mds € de leur PIB), contre 837 Milliards d’€
constants de dette dans notre modèle économique
- Horizon 2030: Dette publique 2895 Milliards d’€ (115 % de 2500 Mds € de leur PIB) avant une lente décrue mais
au prix d’une casse sociale, contre 93 Milliards d’€ constants de dette dans notre
modèle économique
Cette modélisation pour être la
plus objective possible avec notre modèle, n’intègre même pas le coût du sauvetage
de l’euro par le
financement français à hauteur de 31 Milliards d’€ (21 % de 159 Milliards d’€ du FESF) nécessaires
en 2012 pour renflouer l’Italie et l’Espagne, soit 34 %
d’imposition supplémentaire à prélever.
Il
est évident que cette politique d’austérité budgétaire n’est pas crédible
voire irresponsable socialement pour les citoyens et les candidats du système sont
dans une impasse technique, même pour réduire leurs déficits…
En réalité, l’unique moyen
pour les Etats occidentaux de rassurer les marchés financiers dans leurs
émissions d’emprunt consisterait à se donner les moyens de réduire leur ratio
dette/PIB à terme, par une reprise de l’activité économique. Cependant, la mise en place brutale et
dans l’urgence de politiques fortement restrictives est contre-productive.
Le retour à une orthodoxie budgétaire doit en effet être progressif et
séquencé, sous peine d’obérer la relance de la croissance économique, l’emploi,
la consommation et in fine de constater une chute des recettes de l’Etat.
Cette baisse de la
consommation va se traduire par une récession sévère en Europe.
Résumé du 2eme cas :
Une dette perpétuelle et une casse sociale permanente !
Au vue de ces projections alarmantes du modèle économique
ultralibéral de l’UMP/PS qui nous mène sur la route de la servitude aux marchés
financiers, la question de la dette publique est donc le « nœud gordien » de tout le système de
pillage des richesses de la nation
par la financiarisation de l’économie et le libre-échange mondialisé.
Je
veux éviter à tous les Français « l’esclavage pour dette». C’est un suicide économique et social de la France, une euthanasie des épargnants, des retraités
et des salariés que vous réservent les deux candidats du parti UMPS,
après les élections…. Je dis à mes compatriotes, qu’importe Hollande ou
Sarkozy, ils sont interchangeables et vous imposeront de force une austérité
draconienne de 100 Milliards d’€ /an en moyenne, socialement insupportable.
Voilà la vérité !
Ce « nœud gordien » du fardeau de
la dette, je veux le
trancher ! Pour cela, il faut opposer aux plans de RIGUEUR qui profitent à
une hyper-caste minoritaire, un plan de VIGUEUR qui profite à l’intérêt général
des citoyens et qui enrichisse la France.
Une politique économique alternative avec une
sortie par le haut de la crise de la dette, existe bel et bien, celle du « modèle
économique patriotique » inspiré en parti du seul prix Nobel d’économie Français
Monsieur Maurice Allais, pour
qui « la création
monétaire doit relever de l’État et de l’État seul ! ».
Mon plan de désendettement 2013 est élaboré sur cette base
économique et veille scrupuleusement au respect des principes du « Club
de Paris » pour éviter toute solution de répudiation pure et simple de la dette
étrangère, qui représenterait un risque de réputation trop négatif pour la
France.
Je le dis solennellement, la vraie raison du surendettement de la France, ça n'est pas
la dérive des dépenses de protection sociale, ni de ses services publics pour
chercher à culpabiliser le citoyen, mais la loi de 1973 (dite loi
Pompidou-Giscard). Cette
loi qui a interdit à la DGFIP (ex Trésor Public) d'emprunter directement à
la Banque de France à un taux d'intérêt quasi nul, pour s’adapter aux exigences de la mondialisation économique,
laissant ainsi aux banques commerciales privées, le monopole du droit de
création monétaire. C’est une « privatisation
de l’argent public» inacceptable et qui
joue un rôle considérable dans le niveau actuel de la dette.
Pour
mémoire, cette loi a consisté en 1973 à obliger l’Etat à aller emprunter sur
les marchés financiers internationaux. C'est une espèce de sabordage financier. Cette
interdiction de financer l’Etat fut complétée par l’indépendance de la Banque
de France accordée en août 1993 par le
gouvernement d’Edouard Balladur. Les différents traités européens confirmeront
cette double orientation puisque l’article 104 du traité de Maastricht est
devenu l’article 123 du traité de Lisbonne en 2008.
En l’absence du
levier de la croissance économique pour susciter des recettes fiscales puis des
excédents budgétaires, la seule variable sur laquelle un Etat souverain peut
agir est la « monétisation de la dette» afin de repartir du bon pied. Dans l’éthique économique de mon
projet: le secteur privé se finance sur le marché privé et l’Etat se finance
auprès du service public !
Après
négociations européennes qui s’appuieront juridiquement sur le « compromis du Luxembourg »
qui prévoit que les États peuvent déroger aux règles européennes s’ils estiment
que leur « intérêt vital » est en jeu, suivra la reprise de contrôle de notre politique monétaire et de taux de change,
tout comme 95 % des nations dans le monde.
La Banque de France sera autonome vis-à-vis du pouvoir exécutif
mais pour autant non indépendante. Elle retrouvera ses prérogatives monétaires
et aura pour mission de rétablir le circuit des avances au Trésor Public pour
redonner une capacité d’autofinancement à l’État qui s’affranchira ainsi de
l’emprise des marchés financiers et des agences de notation internationales.
Cette
reprise de contrôle de notre politique monétaire et de taux de change est la
mesure centrale de mon projet économique, outre un audit préalable et
approfondi de la dette, diligenté dès mon élection.
Selon les prévisions de mon plan de désendettement 2013, l'objectif
politique est d'apurer la dette publique en douceur et sans saccage social de
la population française, pour rétablir le cercle vertueux et l’orthodoxie
budgétaire.
Le défi technique est de viser en
2018 un retour à l'équilibre
budgétaire (déficit
zéro) et la résorption à l'horizon
2025 de 50 % environ du capital-dette initial (soit
30 % du PIB 2025). Cet
assainissement des finances publiques passera par l'utilisation de 3 leviers
principaux:
1/ Economies PROGRESSIVES sur les
mauvaises dépenses de
budget entre 5 et 70 Milliards
€ / an (gel budget UE, fraudes sociales,
coût de la décentralisation, coût de l'immigration, gains du non sauvetage de
l'Euro et des aides aux états de la ZE, etc...);
2/ Monétisation par la Banque de France pour un TOTAL de 100 Milliards € / an (5 % du PIB 2012) dont + 90
Milliards € / an pour générer des excédents budgétaires
ventilés en:
* AMORTISSEMENT direct et progressif
du capital-dette (stock)
pour 45 Milliards € / an (2,5 % du PIB), qui consiste à stériliser une fraction de la dette
* REMBOURSEMENT
de la charge de la dette
imputé dans le budget (flux), pour 45 Milliards € / an (2,5 % du PIB), dégressif à partir de 2018;
* RELANCE
économique: + 10 Milliards € / an imputés dans le budget, pour soutenir la
réindustrialisation, l'emploi, l'activité,...la consommation et au final les
recettes fiscales.
3/ Une opération de "Francisation ou
nationalisation de la dette publique" défendu par exemple par Jean-Michel Quatrepoint pour
diversifier nos gisements de ressources financières, par des incitations
fiscales fortes à l’investissement des Français, qui contribueront ainsi au
refinancement de la dette souveraine, à l’indépendance et à la solvabilité de
l’état. Ce qui aura également l’avantage de sécuriser l'épargne populaire.
Volume attendu : 50 Milliards € / an
Je précise qu’il n’est pas dans
les attributions habituelles d’un chef de l’Etat de gérer le budget des
collectivités locales, toutefois en ces temps de crise où l’insolvabilité est
générale, l’Etat est au final le garant en dernier ressort; en conséquence,
j’ai décidé d’introduire dans mon plan de désendettement 2013, le périmètre global de la dette des
administrations publiques françaises (ou « APu »): État,
administrations centrales, administrations de la Sécurité Sociale et
administrations locales.
Pour l’explication technique, je
repasse la parole au Professeur Sulzer
Avec
notre modèle économique « patriotique», le déficit zéro devrait être atteint en 2018 et la résorption de 50% environ du volume
de capital-dette initial devrait être obtenu à l’horizon 2025 avec 837 Milliards d’€ (30 % du PIB 2025) et surtout sans sacrifices sociaux.
Vous pouvez constater dans la colonne 4 « charge de la
dette », une diminution graduelle importante due à un taux d’intérêt
nominal moyen pondéré et fixe à 3 % en début de période, combinée à une baisse
du volume de capital-dette. De par la rotation totale du portefeuille de la
dette publique en 7 ans, ce taux moyen pondéré décroit structurellement à partir de 2018
pour atteindre 1 % en fin de période;
Ces gains annuels sur la charge de la dette sont progressivement
translatés vers l’amortissement du capital-dette (colonne 5), ayant un effet d’accélération
favorable dans la vitesse de désendettement.
Dans la colonne 7 du solde disponible en remboursement du
capital-dette lorsque le chiffre est négatif, il n’y a pas de capacité
d’autofinancement et à l’inverse si le chiffre est positif, il y en a une.
Nous avons calculé aussi le cas
de l'éclatement de la zone euro avec retour aux monnaies nationales.
Je vous rappelle que l’estimation
actuelle du sauvetage de l’euro est de 210 milliards minimum, soit 21 %, la
quote-part française dans le FESF/MES.
Avec
une dépréciation de - 9,4 % du Franc Français (d'après l'étude
NOMURA du 21 12 2011); la
dette augmentera proportionnellement par rapport aux créanciers étrangers de 107 Milliards d’€ (avec dette étrangère 66 % de 1720 Milliards d’€ ); Cependant, les 107 Milliards d’€ seront échelonnés sur la maturité du portefeuille de la dette qui
est de 7 ans, soit un montant annuel de 15 Milliards d’€ par an supplémentaire.
Le cas échéant, nous nous autoriserons la possibilité de recourir
à une éventuelle dévaluation compétitive, à tout moment, qui relancera
l’économie et l’emploi
J’entends déjà la horde d’économistes et d’experts patentés du
système qui n’ont pas prévu la crise contrairement aux miens et ceux que je
consulte, venir m’expliquer que ce plan de désendettement est impossible,
absurde, isolationniste ou encore fou.
Pour ma part, plutôt que de paroles ou d’incantations stériles, j’invite
ces experts à nous démontrer scientifiquement que ce dispositif de
désendettement n’est pas viable.
Mes
détracteurs avanceront aussi le vieux dogme de la théorie quantitative de la monnaie qui relie automatiquement
l’accroissement de la masse monétaire à l’inflation, en prétextant le recours à la
planche à billets. Mais n’est ce pas une politique monétaire expansionniste de
la BCE dans la zone euro que réclament à corps et à cris les dirigeants
politiques, tel Monsieur Rocard
et avec plus de fédéralisme
budgétaire?
Alors,
ce qui serait efficace au niveau de la zone euro ne le serait plus au niveau de
la nation ?
Ce
qu’ils se gardent bien de dire aux Français, c’est que depuis 2002, la BCE a multiplié par trois la masse
monétaire M3 (taux d’accroissement de 8% par an environ) dans la zone euro, dont 489 Milliards d’€ d’injection de liquidités à
3 ans le 21 décembre dernier, mais l’inflation est restée contenue à 2 %
environ en moyenne sur cette période (cf. diapositive 14 en annexe). Plus loin dans le passé,
on enregistrait en France 5% par an d’inflation
moyenne entre 1963 et 1972, puis 11 % par an en moyenne entre 1973 et 1982.
CQFD
Bien
entendu, cette politique économique n’a de sens que si ce mode de financement
démocratique de l’Etat s’oriente, non pas vers du budget de fonctionnement
comme avant, mais bien vers des investissements productifs, des
infrastructures, de la recherche, dans l’économie physique au service de la
population et du travail humain. Donc, une création monétaire avec création de
richesse n’est pas inflationniste !
Enfin, avec la récession qui s’annonce en Europe, le
danger n’est pas l’inflation, mais la déflation qui entraînerait l’économie
dans un cycle dépressif.
Paradoxalement, on le voit depuis près de 2 ans avec la politique
monétaire (le Quantitative Easing) du Royaume Uni, la monétisation de la dette est un
mécanisme qui rassure les investisseurs internationaux sur la capacité de
garantir les engagements financiers et la qualité de signature de l’Etat.
Ironie du sort pour mes adversaires UMP/PS, c’est le modèle
économique patriotique de soutien à la dynamique de désendettement public, de
soutien à l’emploi, au pouvoir d’achat, à la
croissance et à la protection sociale grâce à une politique monétaire et
budgétaire mixte, qui pourrait conforter la notation de solidité financière française:
ce fameux triple A !
A
ce titre, je vous fais remarquer qu’au sein de l’Agence France Trésor chargée d’émettre la
dette française, aucun représentant de l’Etat-débiteur ne siège
au comite
stratégique pour piloter la dette publique, alors que de nombreux
créanciers privés internationaux sont présents au tour de table, dont des
banques ou des fonds de pensions étrangers, tels que Blackrock et autres.
Qui défend les intérêts de la France ? Je dis qu’il y a un conflit
d’intérêt très grave dans le fonctionnement de nos institutions
financières !
Napoléon
Bonaparte a eu une citation historique édifiante pour illustrer ce propos
« Quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et
non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation » ! On
est loin de la moralisation du capitalisme de Nicolas Sarkozy en 2008 et du G20
de 2011.
L'argument
simpliste selon lequel quitter l'euro reviendrait à gonfler la dette publique x
2 ou x 3 ne résiste donc pas à l'analyse chiffrée. C'est même le contraire qui
est vrai : sortir de l'euro et recouvrer sa monnaie nationale est la condition sine
qua non au désendettement des finances publiques ? Et c’est
valable pour toutes les nations.
Finalement,
pour quelles raisons devrions- nous croire les élites UMP/PS Modem résignées et
coresponsables de la crise actuelle ? Ceux-là même qui nous avaient promis des
lendemains qui chantent à l'époque de Maastricht et de Lisbonne se mettent à
faire des prédictions apocalyptiques pour nous dissuader de nous libérer du
carcan monétaire européen. Les mêmes qui avaient prédit l’enfer pour la Suède
en 2003 quand elle a refusé l’Euro. Aujourd’hui, la Suède fait 4 % de
croissance et affiche un excédent budgétaire.
En effet, le constat est accablant
pour le modèle économique ultralibéral défendu par l’UMP/PS ; la situation
d’insolvabilité de la France semble inextricable et l'engrenage de la
banqueroute est engagé vers des conséquences prévisibles:
-
Le défaut de
paiement de l’Etat qui entraînerait l’euthanasie des épargnants par une perte
partielle de la valeur des investissements en obligations souveraines (
Ex : les Fonds euros d’Assurance Vie, les OPCVM, etc.)
-
La
dislocation de la zone euro et l’implosion subie de l’euro monnaie unique qui
enchaîneraient sur une panique financière
-
L’hyperinflation
par une rupture du barrage de la dette qui n’est autre qu’une inflation retenue
et une imposition cachée
-
Cas encore
plus grave, les banques seraient en faillite, avec un fonds de garantie
bancaire très insuffisant (2 Mds € pour 1200 Mds de dépôts) pour indemniser les déposants,
A l’inverse, ce plan de
désendettement par une politique mixte monétaire et budgétaire raisonnable,
correspond parfaitement à ma vision stratégique à long terme pour la France et
n’est qu’une
1ere étape vers un « ordre monétaire libre », pour éviter une mise sous tutelle des budgets nationaux
sous la coupe des technocrates de Bruxelles ou pire ceux du FMI à Washington.
Il n’y a
donc pas de fatalité au déclin. Vous le voyez, les solutions existent, encore faut-il le courage
politique de les mettre en œuvre. Je l’ai !
Pour que
la France reste une grande puissance économique mondiale, dans le concert des
nations nous devons abandonner ces politiques de rigueur terrifiantes. Le désendettement
est un enjeu prioritaire Parallèlement, grâce à ce modèle économique
patriotique, à un protectionnisme raisonné et une nouvelle compétitivité, nous
relancerons l’emploi, la croissance, le pouvoir d’achat et les excédents
de la balance extérieure.
S’opposer
à cette politique économique
alternative que je soumets aux Français, correspondrait à un acte de «non assistance
à peuple en danger de mort économique !».
Et, je ne l’imagine pas.
Mesdames et Messieurs, je vous remercie